La légitime défense, quand peut-on l’invoquer?
L’article 122-5 du code pénal prévoit que « n’est pas pénalement responsable la personne qui, devant une atteinte injustifiée envers elle-même ou autrui, accomplit dans le même temps, un acte commandé par la nécessité de la légitime défense d’elle-même ou d’autrui sauf s’il y a disproportion entre les moyens de la défense employés et la gravité de l’atteinte. »
Ainsi, afin que le légitime défense puisse être retenue par le Juge pénal, plusieurs critères sont requis:
- L’agression subie doit être injustifiée,
- La riposte doit être:
- simultanée à l’attaque (dans le même temps),
- et proportionnelle à la gravité de l’atteinte (un coup de poing contre d’autres coups de poing par exemple).
Le Juge pénal doit donc déterminer si ces conditions sont réunies, au regard des circonstances.
La Chambre criminelle de la Cour de cassation considère que l’agression subie doit être réelle, préalable et actuelle. Le degré de gravité des conséquences pour l’agresseur ne peut être juridiquement pris en compte au moment d’apprécier l’état de légitime défense (Chambre criminelle, 17 janvier 2017, pourvoi 15-86.481).
Il revient au prévenu de démontrer le caractère proportionné de son acte de défense.
En cas de légitime défense, le Tribunal ou la Cour prononce la relaxe ou l’acquittement, selon qu’il s’agit d’un délit ou d’un crime.
Aux fins de déterminer l’opportunité d’invoquer ou non la légitime défense devant une juridiction pénale, puis, le cas échéant de démontrer le caractère de proportionnalité, il est indispensable de s’entourer des conseils d’un avocat pénaliste.
Le Cabinet STEIN, avocats pénalistes à Paris, conseille et assiste ses clients dans la préparation de leur dossier.




